Objectif GR 20 en 1 vidéo et 27 photos

Du 31 août au 13 septembre, l’Amoureux et moi-même avons fait le GR20. Un moment que nous attendions avec impatience depuis des mois, que la crise sanitaire avait rendu un long moment incertain. Aussi nous avons vu arriver le jour J avec grand bonheur et nous avons pu savourer ce périple amplement, sans contrainte avant que ne s’aborde la reprise de l’épidémie.
Afin de vous faire découvrir ce périple extraordinaire et physique, je vous propose de visionner la vidéo de notre aventure (que vous pourrez retrouver sur la Chaîne YouTube de l’Amoureux « Production Maison » avec plein d’autres vidéos notamment celle du Chemin de Compostelle) ainsi que la série de photos que j’ai partagé chaque jour d’octobre sur Instagram et sur Facebook et que j’ai compilé ici.
Bon voyage! J’espère que ça vous plaira!

Objectif GR20

1\27 – Calenzana : tout petit village paisible, point de départ d’un des plus célèbres GR… Impossible à ce moment de savoir à quelle sauce nous serions mangé pendant ces 14 jours… Mais nous avions hâte de nous lancer enfin dans cette aventure !!! Nos sacs étaient optimisés, 11 kg avec l’eau, nous avions des « fourmis » dans nos chaussures tellement la hâte était grande…

2\27 – Etape 1 : Calenzana – Ortu di u Piobbu : Bocca u Saltu… Sur la première étape, juste après la première montée, juste avant la suivante beaucoup plus à flan de roche. Mer et montagne c’est ce qui caractérise ce GR et lui donne ce côté unique. La mer n’est jamais loin même au cœur du chemin, cela donne des paysages à couper le souffle et si contrastés…

3\27 – Etape 2 : Ortu di u Piobbu – Carrozzu. 1er sommet de la journée, Bocca di Pisciaghja se mérite… Après plus de trois heures de montée dans de grosses roches, à s’aider des bras pour grimper certaines, avec quelques passages équipés de chaînes, on y est… Enfin ! Et là, ce paysage est une récompense pour les efforts faits. Tu poses le sac, tu t’assieds et tu contemples ce que tu ne verras jamais autrement qu’en empruntant ce chemin qui véritablement se mérite…puis tu repars, un autre sommet t’attends, avant une raide descente rocheuse où bout duquel tu trouveras le refuge et l’aire de Bivouac.

4\27 – Etape 3 : Carrozzu – Asco Stagnu. De grandes roches inclinées dont quelques unes sécurisées avec des chaînes, nous obligeant à monter un peu façon dahu pour rester dans le sens de la pente… On ne se rend pas compte de la différence que ça fait de monter avec un sac… Et quand on est pas trop épais, le sac donne l’impression de tringuebaler sa maison sur son dos et parfois nous entraîne malgré nous dans la direction opposée… Compliqué quand le vide n’est pas loin. J’ai pas mal envié les trailers qui couraient, allégés de leur sac, et gambadaient dans les roches…

5\27 – Etape 3 : Carrozzu – Asco Stagnu. La Corse, ça n’est pas tout à fait la France, il y a un côté dépaysant, une influence italienne, un art de vivre qui lui est propre… Bah, sur le GR20, quand tu traverses ce genre de paysage, tu as l’impression de ne plus être tout à fait sur terre et d’être sur une autre planète… C’est surprenant, dépaysant et il n’y a qu’à pied que tu pourras découvrir ces endroits, alors il faut savourer ces instants uniques, contempler ce spectacle de la nature et prendre le temps de prendre le temps… Avant de continuer jusqu’à la curiosité suivante.

6\27 – Etape 4 : Asco Stagnu – Bergerie de Ballone. Considérée comme une des plus dures étapes du GR20, cette 4ème étape a donc été redoutée… Dénivelés positif et négatif de fou… Ça me donnait l’image d’affronter l’Everest… Et il n’en fut rien, nous avons apprécié cette journée, physique certes, mais suffisamment « randonnable » pour qu’on y prenne beaucoup de plaisir… Comme quoi, cela ne sert à rien d’appréhender… Et puis, franchement, tous ces paysages, ça vaut le coup d’en chier un peu, non ?

7\27 – Etape 4 : Asco Stagnu – Bergerie de Ballone. Ce paysage de roches rouges, cassantes et sèches a un « petit goût » d’extraterrestre, non ? Au sommet de « Bocca di Stagnu, ce paysage fut le seul de ce style découvert au détour du GR20. C’est là une des autres particularités du GR, plusieurs fois par jours les paysages changent du tout au tout, ça en est stupéfiant ! Pour tout vous dire, la descente ensuite, après un beau et escarpé passage de pierrier rougeoyant, se fit dans des « alpages » puis dans un environnement de grandes roches blanches polies par le vent qui peut à peut se couvrit de pins Maritimes…

8\27 – Etape 4 : Asco Stagnu – Bergerie de Ballone. Ces eaux limpides donneraient envie de s’y tremper au moins les pieds. Mais le temps, derrière cette impression de beau, n’était pas bien chaud et… Whaou !!! L’eau était glaciale !
Heureusement, même si la sécheresse sévit sans pitié en Corse, il y a encore des torrents vigoureux au fil du GR et on a pu à plusieurs reprises y mettre nos pieds !

9\27 – Etape 5 : Bergerie de Ballone – Castel di Vergio. Lever de soleil sur la montagne et l’aire de bivouac… C’est un spectacle chaque matin en passant le nez hors de la tente qui nous est offert. Ces petites tentes disséminées dans la montagne mises à disposition des refuges pallient au trop petit nombre de places en dortoir (beaucoup étaient aussi fermés à cause des punaises de lit !) et permettent, au delà de dormir à la fraîche, de profiter de ces somptueux paysages dès le réveil.

10\27 – Etape 5 : Bergerie de Ballone – Castel di Vergio. Souvenir d’une douce pause avant la plus forte montée du jour. La pause dans la matinée : pour reprendre des forces et eviter la fringale en montée, pour profiter du paysage, pour savourer l’instant, pour faire sécher le t-shirt, pour apprécier le calme, la quiétude et la beauté de cet écrin, sentir qu’on prend le temps, sentir qu’on a le temps aussi… Car ce GR20 est parfois vu comme un challenge à relever le plus rapidement possible, doubler ou tripler les étapes est l’objectif de certaines personnes croisées sur le chemin… Nous n’avons pas fait ce choix que je respecte pour profiter de ce qui nous était donné de vivre : une aventure dans un endroit où l’on viendra jamais si ce n’est à pieds.

11\27 – Etape 5 : Bergerie de Ballone – Castel di Vergio. Ce paysage nous a tout simplement subjugué ! Cette succession de chaînes de montagnes, ces déclinaisons de bleu, de vert sur un ciel les mettant merveilleusement bien en valeur. ?? Une récompense après ces heures de marche ! Juste après : le refuge de Ciottulu di I Mori pour casser la croûte avant de repartir pour 8k de descente vers notre point de chute du jour.

12\27 – Etape 5 : Bergerie de Ballone – Castel di Vergio. Des vaches randonneuses ! On en a vu sur des terrains très rocheux, très escarpés, nous demandant pourquoi elles se donnaient autant de mal à monter autant en altitude. Elles étaient paisiblement entrain de brouter l’herbe d’altitude soit allongées au milieu du chemin, peut être pour profiter de la fraiche brise, ou alors pour nous permettre de les contempler : robes soyeuses, pas une mouche autour des yeux, nonchalamment posées… Tellement photogéniques !

13\27 – Etape 6 : Castel di Vergio – Manganu. Une étape « facile » et pourtant je n’avais pas les jambes, pas envie, pas le mental… Je me suis traînée pendant toute la montée… Comme quoi ce n’est pas forcément la difficulté qui te coupe les jambes… Même le paysage n’arrivait pas à me motiver… Cet arbre échevelé m’a tout de même sorti de ma torpeur : un arbre punk, aux branches telles des cheveux dans le vent… Le vent ça ne rigole pas ici ! Un jumeaux l’a côtoyé pendant des décennies, on le voit sur d’anciennes photos mais il n’a pas résisté soit aux assauts du vent soit aux incendies qui sont terribles en Corse.

14\27 – Etape 6 : Castel di Vergio – Manganu. Entre mer et montagnes, c’est vraiment une des particularités de ce GR. Peu importe où l’on soit sur le chemin, la mer n’est jamais bien loin. Cela donne des paysages uniques, magistraux, à l’horizon infiniment bleu comme ici à Bocca San Petru où la vue nous donne à voir les Calanques de Piana.

15\27 – Etape 6 : Castel di Vergio – Manganu. Le lac de Nino apparaît une fois monté au Bocca San Petru : Les bleues de ce lac glaciaire et le vert vif de ce plateau de « pelouse » naturelle, plus précisément de tourbe, parsemé de trous d’eau (un peu asséchés en cette période) qu’on appelle « Pozzines » nous émerveillent. C’était il y a bien longtemps des glaciers, qui une fois disparus ont laissé place à ces plateaux de verdure gorgés d’eau. Avec les troupeaux de vaches et de chevaux qui paissent librement, c’est un petit bout de paradis où on se pose avec délice (tout en faisant attention au respect de cet environnement fragile !)

16\27 – Etape 6 : Castel di Vergio – Manganu. La quiétude des soirées en bivouac. Il ne faisait pas chaud, ni très beau, mais cette atmosphère calme, paisible et sereine transparaît sur cette photo. Après la journée de marche, le corps fatigué, se détend, s’apaise. La pietra et la douche, tantôt chaude tantôt froide voir glaciale, marque la césure entre l’energie de la journée et la détente de la fin d’après-midi. On se pose, on lit, on écrit le carnet de bord, on papote, on échange nos impressions, nos misères, nos bobos, crampes et autres contractures. On planifie la journée du lendemain. Puis avant 19h, on attaque la préparation du repas : ce soir un lyophilisé du @vieuxcampeur préparé à la cuisine d’extérieur et dégusté dans une ambiance chaleureuse et conviviale avec d’autres randonneurs. On plaisante, on discute. Ce qui nous relie et nous rassemble c’est ce chemin par lequel on est parfois dépités, parfois émerveillés mais qui nous surprend à chaque détour. On partage canistrelli, fromage et chocolat. Le soir tombe, l’appel de Morphée se fait sentir…demain levé très matinal pour doubler deux étapes.

17\27 – Etape 7 et 8 : Manganu – Petra Piana – Onda. Journée où nous avons doublé les étapes… Départ à la lampe frontale dans une nuit encore bien noire pour atteindre dans la matinée cette porte creusée dans la roche la « Brèche de Capitello ». Un chemin accidenté avant de redescendre vers le refuge de Petra Piana. Là on casse la croûte avant d’enchaîner avec la deuxième étape du jour par la variante des crêtes sauvages et déchiquetées. Des paysages tres beaux mais un vent abominable qui nous déporte et nous gèle. La dernière descente vers le refuge d’Onda n’en finit pas… Heureusement, la récompense du soir compense cette longue journée : une pietra bien fraîche et les fameux lasagnes au brocciu qui ont fait la renommée du refuge..la journée fut longue, après cela, le sommeil s’empara de nous sans attendre malgré une tente inconfortable installée sur des cailloux qui nous rentraient dans le dos…

18\27 – Etape 7 et 8 : Manganu – Petra Piana – Onda. De l’autre côté de la brèche de Capitello une ligne de crête absolument déchiquetée… Difficile d’aligner deux pas de marche normale. C’est si accidenté, si rocheux, qu’on y met les mains, les « marches » sont très grandes, les genoux sont sur-sollicités, il vaut mieux les avoir solide ! … Les paysages sont toutefois époustouflants comme celui-ci avec un lac glaciaire au bleu profond perdu dans un creux de roche.

19\27 – Etape 7 et 8 : Manganu – Petra Piana – Onda. Deuxième étape de la journée. Passage en crête abrupte, le vent nous bouscule, nous fait parfois chanceler, on s’emmitouffle dans nos coupe-vents, on presse le pas car ce n’est pas très agréable… Tout le monde n’est visiblement pas du même avis ! Ces vaches par exemple ne semblaient pas du tout perturbées : nonchalamment posées sur le chemin, en pleine ligne de crête, elles nous regardaient passer sans sourciller tout en broutant l’herbe relativement sèches…

20\27 – Etape 9 : Onda – Vizzavona. C’était la vue depuis notre espace pique-nique du jour ! Pas mal, non ? C’est la dernière étape de la partie nord du GR20, le paysage est très différent de celui des premières étapes, plus verdoyant, moins déchiqueté. La descente vers Vizzavona longe longuement un torrent qui offre comme ici des bassins naturels parfait pour se rafraîchir ou comme nous casser la croûte les pieds dans l’eau. Cette photo m’emplit de nostalgie, cela me paraît déjà tellement loin et c’était tellement agréable, enivrant et simple. La randonnée itinérante est une drogue ! Soit tu aimes, soit du déteste. Mais quand tu aimes ça, l’idée de ne pas repartir avant les prochains congés longs… soit au printemps a de quoi désespérer.

21\27 – Etape 11 : Refuge d’E Capannelle – Refuge de Prati. La machine à fabriquer les nuages était derrière ce mont ! Ça montait en spirale en hauteur donnant l’impression qu’ils étaient créés à cet endroit. Nous avons eu une chance inouïe niveau temps en n’ayant qu’une après midi de pluie intense sur l’ensemble du GR20. Les matinées étaient dégagées mais les nuages arrivaient toujours en milieu de journée jusqu’à couvrir l’ensemble du ciel sans toutefois être menaçant. Le pied pour randonner, mais pas pour laver le linge qui du coup ne sechait pas… Mais on ne peut pas tout avoir !

22\27 – Etape 11 : Refuge d’E Capannelle au Refuge de Prati. Ciel du soir après l’orage sur l’aire de bivouac du spartiate refuge de Prati. Nous avons échappé ce jour là à l’orage qui s’est abattu avec violence après que nous soyons arrivés… Les tentes prenaient l’eau. Nous étions au chaud dans la salle commune du refuge… Où nous avons ensuite dormi à 17 les uns sur les autres (dortoirs fermés pour cause de punaises de lit sans que le parc régional de Corse ne stoppe les réservations en ligne… ) sur des matelas que nous étions censés gonfler à la bouche ??????… Covid ? Vous avez dit Covid ???… Connais pas.

23\27 – Etape 12 et 13 : Refuge de Prati – Refuge d’Usciolu – Bergerie de Bassetta. Notre deuxième doublement d’étape du GR20. Ce jour la nous avons joué à cache cache avec la pluie et l’orage… Une course contre la montre pour éviter que nous ayons les intempéries annoncées violentes quand nous étions sur les crêtes… Et nous avons eu une chance énorme ! Une féroce pluie d’orage impétueuse s’est abattue sur nous juste après avoir quitté le caillouteux chemin de crête… Ouf ! Ou presque ! car 2h de pluie drue pour terminer l’étape nous ont trempé jusqu’aux eaux et a eu raison de l’étanchéité de nos chaussures…

24\27 – Etape 16 : Refuge d’I Paliri à Conca. Dernière étape de cette aventure ! La veille : les aiguilles de Bavella et la variante alpine loin d’être aussi difficile qu’annoncé (on s’endurcit au fil des jours peut être…), cette avant dernière étape fut encore une transition vers la mer avec un changement de temps : nous sommes passés de la fraîcheur à la chaleur méditerranéenne pour arriver au joli mais spartiate refuge d’I Paliri qui nous a offert un superbe coucher puis levé de soleil que vous montre cette photo.

25\27 – Etape 16 : Refuge d’I Paliri à Conca. Une dernière étape tellement différente des autres en termes de paysages, d’atmosphère, de chaleur aussi. Il y avait un petit quelque chose d’exotique qui nous a beaucoup plu après la rudesse de certaines précédentes journées. La chaleur sourde et sèche nous rappelait celle de la Meseta sur le Camino Frances alors que nous avançions vers Compostelle. Une chaleur qui te donne l’impression de cuire sur place, qui te cloue au sol tout en te laissant tout ruisselant…

26\27 – Etape 16 : Refuge d’I Paliri à Conca. Une oasis exotique pour un randonneur en mal de fraîcheur ! Impossible de résister à l’envie d’y tremper les pieds ! Les plus téméraires s’y plongeaient en entier. A quelques kilomètres de la fin du GR20, l’atmosphère est à la détente, plus de montée abrupte, juste une dernière descente vers Conca alors on se pose et on profite de cette fraîcheur.

27\27 – Etape 16 : Arrivée à Conca. Dernière photo de cette sélection avec la plaque devant laquelle tout randonneur du GR20 s’arrête je pense. Il faut dire que la fin est pour le moins curieuse : le chemin s’arrête abruptement sur une rue macadamisée qu’il faut emprunter sur plus d’un kilomètre pour arriver dans le petit village très calme de Conca. C’est peu symbolique ! Cette plaque concrétise donc l’achèvement d’une aventure physique, surprenante, fatigantes mais si inoubliable pour ses paysages, ses rencontres, son adrénaline, ses anecdotes… Il n’y a plus qu’à envisager le prochain périple itinérant…

J’espère que cette rétrospective vous a plu! A bientôt…

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